Sainte-Anastasie


La paroisse

Messe dominicale : dimanche à 10:30.

Messes sur semaine : mercredi à 9:00.

 

3330, rue Bécancour,

Lyster, QC,

G0S 1V0 (carte)


Secrétariat

Heures d’ouverture : Lundi, mardi et jeudi de 8:30 à 12:00.

 

3330, rue Bécancour,

Lyster, QC,

G0S 1V0 (carte)

Téléphone : (819)389-5903

Histoire

La municipalité de Lyster est située sur la rivière Bécancour, dans le Centre-du-Québec. Elle est située à 60 kilomètres (37 milles) au sud-ouest de la ville de Québec. Le nom de Lyster rappelle une ville du comté de Lancaster en Angleterre, lieu de naissance de Charles King, important marchand de bois local au XIXe siècle. Lorsque le chemin de fer Grand Tronc fut construit en 1852, M. King demanda à la compagnie de donner le nom de Lyster à la gare locale en souvenir de son village natal. Selon d’autres sources, le nom proviendrait du patronyme légèrement déformé de Robert Lester (Galway, Irlande, 1746 – Québec, 1807), très important marchand de Québec à qui sir Robert Shore Milnes (vers 1754-1837), lieutenant-gouverneur du Bas-Canada de 1799 à 1805, aurait concédé plus de 9 308 hectares de terre en 1801 dans le canton de Barnston.

Lyster est originalement connu sous le nom de Sault Rouge jusqu’en 1852 et son histoire débute le 21 août 1804, avec la proclamation du canton de Nelson. Ce nom de Sault Rouge provient probablement des chutes qui s’y trouvent et qui, elles, furent nommées à cause de la couleur rouge du rocher qui forme cette cascade. Les lieux demeurent déserts jusqu’à 1848, quand Joseph Gosselin et son frère, Antoine, s’établissent sur la pointe de la rivière Bécancour. Quelques autres familles y viennent défricher la terre, mais c’est l’arrivée du chemin de fer du Grand Tronc en 1852 qui assure le développement du territoire.

L’église

L’histoire de la paroisse débute le 17 octobre 1859 avec la fondation de la mission catholique Sainte-Anastasie par Mgr. Charles-François Baillargeon, archevêque de Québec. La même année, Louis Kemner Laflamme donne un terrain dans le 6e Rang du canton de Nelson pour la construction d’une chapelle qui, de fait, ne sera jamais construite. Jusqu’en 1881, la messe était célébrée dans une maison privée et c’est cette maison que l’on désigne sous le nom de chapelle. Les services religieux sont assurés par le curé de la paroisse Sainte-Julie de Somerset; l’abbé Joseph-Octave Béland (1859-1863) et l’abbé Joseph-Stanislas Martel (1863-1869). Le premier curé résidant, l’abbé Joseph-Jean-Charles-Godefroy Haudin, arrive en 1869. La construction d’un presbytère en bois (13,7 mètres/45 pieds de longueur par 9,8 mètres/32 pieds de largeur et 3,6 mètres/12 pieds au-dessus des lambourdes) commence le 9 mai 1870 et est achevée le 4 novembre 1870. Pendant de nombreuses années, l’endroit de l’érection d’un temple fait l’objet de discussions. De graves problèmes financiers étaient en cause; les gens étaient très pauvres et ne voulaient pas s’engager, à un tel point que l’Évêque menaça de retirer le curé si on ne le faisait pas vivre. En 1872, c’est l’évêque lui-même qui doit verser au curé la somme de 120 $ par année pour assurer sa subsistance.

L’érection canonique de la paroisse, par détachement de celles de Sainte-Julie de Somerset et de Sainte-Agathe de Nelson, s’est fait le 14 juin 1875 et son territoire couvre une partie des cantons de Nelson, Inverness, Ireland et Somerset.

La permission de bâtir une église est obtenue en janvier 1878 soit en même temps qu’est tenue l’élection des trois premiers marguilliers. Le curé, l’abbé Louis-Zoel Lambert, ramasse le bois et la construction est réalisée grâce à un emprunt de 3 000 $. Construite en bois, elle mesure 33,5 mètres (110 pieds) de longueur et 15,8 mètres (52 pieds) de largeur et 11 mètres (36 pieds) du plancher à la voûte. La croix du clocher s’élève à 41 mètres (135 pieds) du sol. Les plans ont été préparés par l’architecte Elzéar Charest, de Québec, et le chantier est confié à Elzéar Métivier, de Buckland. Elle est inaugurée en 1881 et sa décoration intérieure sera réalisée par l’architecte David Ouellet en 1887 au coût de 1 500 $. La seule cloche, qui existait jusqu’en 1909, fut installée et bénite le 19 juillet 1877. Elle est encore dans le clocher ouest.

En 1895, le toit de l’église et de la sacristie est recouvert de tôle galvanisée et quatre ventilateurs sont installés, le tout pour 745 $. En 1898, un second jubé est construit, au coût de 175 $, pour y recevoir les chantres.

En 1908, comme la population augmente, l’église doit être agrandie. L’édifice est alors séparé en deux tronçons qui sont alors réunis par le transept. Le nouvel édifice mesure 48,8 mètres (160 pieds) de long par 24,4 mètres (80 pieds) de large et prend la forme d’une croix latine avec choeur en saillie et abside en hémicycle. La façade et les murs extérieurs sont en bois de même que les murs intérieurs et la voûte en arc surbaissé. Elle comporte deux tribunes latérales, deux tribunes de transept et une tribune arrière. Trois fournaises sont installées dans une cave creusée manuellement. Le clocher central est remplacé par deux clochers latéraux et l’église est dotée d’un carillon de cinq cloches fondues par la firme Paccard, d’Annecy-Le-Vieux (France). Les travaux d’agrandissement furent exécutés par Alyre Métivier, fils du constructeur de la première église. La décoration intérieure est assurée par J.-H. Marcoux, de Québec; les autels, balustrades et autres ornementations en sculpture sont réalisés aux ateliers F.-P. Gauvin, de Québec; le nouveau Chemin de croix en haut-relief est importé de France. L’inauguration de l’église agrandie et entièrement restaurée a lieu les 17 et 18 août 1909 par Mgr. Paul-Eugène Roy, évêque auxiliaire de Québec.

Le grand lustre de cristal placé à l’entrée du choeur est un cadeau du curé, l’abbé Edouard-Philias Roy, en souvenir de son voyage en Europe en 1913. Il a été acheté à l’atelier Pauly, à Venise, en Italie. Deux premières verrières sont installées en 1909 suivies de deux autres en 1917. Ces dernières ont été exécutées par la maison B. Léonard, de Québec, au coût de 2 200 $. L’église possède aussi quatre peintures installées en 1909.

L’électricité est installée dans l’église en 1928 et un début d’incendie dans la sacristie en 1930 faillit être un désastre; les dommages sont estimés à 2 460 $.

En 1950, un nouveau presbytère est construit selon les plans et devis préparés par l’architecte Étienne Bégin. Les travaux sont effectués par la firme Keet Construction, de Québec, au coût de 35 700 $. Des réparations et l’électrification des cloches sont réalisées en 1961 au coût de 4 100 $. L’intérieur de l’église fait l’objet d’une restauration en 1973 sous la direction de Marcel Gagnon : peinture et décoration 27 600 $, système de sonorisation 4 000 $, travaux sur les vitraux 1 700 $, système électrique 13 650 $.

En 2008, la statue en bois recouvert de plomb doré de sainte Anastasie qui trône entre les deux clochers a été décrochée pour la première fois depuis son installation en 1909. Elle avait été repeinte sur place en 1987, mais cette fois-ci l’infiltration de l’eau avait causé des dégâts nécessitant des réparations majeures. Les travaux ont été confiés à la firme d’Alexis Gagné, de Princeville. La statue, oeuvre du sculpteur québécois Louis Jobin, mesure 3,2 mètres (10,5 pieds) de hauteur et pèse plus de 453,6 kg (1 000 livres).

L’orgue

Jusqu’en 1909, un harmonium était utilisé. Avant 1900, le salaire de l’organiste était de 25 $ par année et avant 1944, de 30$ par mois.

L’orgue a été inauguré le 17 août 1909, par Léon Dessarie, organiste à l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier, de Québec, lors de la cérémonie d’inauguration de l’église.

En 1965, Casavant Frères installe une nouvelle action électro-pneumatique et une nouvelle console.

9 suivies de deux autres en 1917. Ces dernières ont été exécutées par la maison B. Léonard, de Québec, au coût de 2 200 $. L’église possède aussi quatre peintures installées en 1909.

L’électricité est installée dans l’église en 1928 et un début d’incendie dans la sacristie en 1930 faillit être un désastre; les dommages sont estimés à 2 460 $.

En 1950, un nouveau presbytère est construit selon les plans et devis préparés par l’architecte Étienne Bégin. Les travaux sont effectués par la firme Keet Construction, de Québec, au coût de 35 700 $. Des réparations et l’électrification des cloches sont réalisées en 1961 au coût de 4 100 $. L’intérieur de l’église fait l’objet d’une restauration en 1973 sous la direction de Marcel Gagnon : peinture et décoration 27 600 $, système de sonorisation 4 000 $, travaux sur les vitraux 1 700 $, système électrique 13 650 $.

En 2008, la statue en bois recouvert de plomb doré de sainte Anastasie qui trône entre les deux clochers a été décrochée pour la première fois depuis son installation en 1909. Elle avait été repeinte sur place en 1987, mais cette fois-ci l’infiltration de l’eau avait causé des dégâts nécessitant des réparations majeures. Les travaux ont été confiés à la firme d’Alexis Gagné, de Princeville. La statue, oeuvre du sculpteur québécois Louis Jobin, mesure 3,2 mètres (10,5 pieds) de hauteur et pèse plus de 453,6 kg (1 000 livres).